Historique > L'église

Les monuments religieux de Montigny-les-Arsures

L'Eglise

Elle existait déjà au XIIème siècle. L'édifice actuel, appartenant à plusieurs styles, occupe une éminence à l'entrée du village et se compose d'un porche, d'un clocher, d'une tribune, d'une nef, de trois chapelles et d'un choeur se terminant en hémicycle. On y remarque trois bénitiers ornés de têtes humaines en relief, une croix processionnelle en argent sur armature de bois datant du XVIème siècle (classé le 23/10/1962), une statue de bois de Saint-Grégoire Pape (le patron de l'église de Montigny) datant du XVème siècle (classé le 20/12/1901) fait apparaître le nom du fondateur du chateau au moyen d'un acrostiche : G UI DO AR ME R IUS, Guy Arménier.
Il faut encore signaler que l'église est bâtie de pierres volcaniques rouges, comme l'église d'Arbois.



Description :

L'église laisse d'abord apparaître sa complexité (dans le plan, les matériaux, la structure) résultant d'une histoire mouvementée, dont certains jalons nous échappent. La nef comprend deux travées, aux pierres variées dans leurs teintes ocres ; la belle porte occidentale, du XVIe siècle gothique, et la fenêtre qui la surmonte, sont déjà déclées entre elles et par rapport à la nef, qui l'est encore au regard du choeur. La voûte d'ogives, au profil simple (angles chanfreinés) mais avec formerets, repose sur des culots décorés sommairement ; il en va de même à la première chapelle sud, remaniée et dont la colonne relève du gothique tardif. A la voûte de la seconde travée, les deux clés en sautoir évoquent le saint patron, le Pape Grégoire le Grand.
Les deux chapelles ouvertes sur cette travée révèlent des points communs, et des différences : celle du nord garde plus authentiquement son ensemble du XVe siècle. Les moulures et l'accolade des lavabos, dans chacune d'elles, ressortissent à cette époque ; au nord, un culot montre encore les deux clés pontificales, la clé de voûte présente deux anges portant un écusson, et les nervures sont adoucies par un cavet puis un tore. Leur profil a inspiré, en 1708, les ogives de la chapelle sud. Ici, une inscription latine chante l'éloge du fondateur ; elle s'achève en avertissant que le début de chaque ligne compose son nom :

G Ui Do Ar Me NeR Ius, Guy Arménier.

Le choeur en pierre grise, désaxé vers le sud, demeure roman par sa voûte en berceau brisé soutenus par un doubleau ; mais sa corniche concorde avec la date de 1707 inscrite sur le linteau, et son abside a pu être affadie par la reconstruction de 1888. Ce choeur est la seule partie qui conserve sa couverture de laves; il est flanqué au sud par un agréable clocher, couronné par un dôme aplati. Sa chaude pierre ocre l'apparente avec nombre de maisons du village, dans cet agréable site de coteaux vignobles entre plateau et plaine.

La Cure

L'ancienne cure était située entre le cimentière et le clos de M. de Crécy. Le 16 avril 1730, a été signé le contrat d'échange de l'ancienne cure contre la cure actuelle.


Les Chapelles

  • Chapelle Saint-Laurent.

    Elle était située dans le quartier saint Laurent, à côté du château de M. de Boutechoux, et fut unie en 1689, à la mense capitulaire de saint Anatoile, de Boutechoux et de Crecy, et probablement à Jean Girardot, seigneur de Beauchemin.


  • Cellier de Buillon et de Mont-Sainte-Marie.

    Les abbayes de buillon et de Mont-Sainte-Marie avaient été dotées par les souverains de Bourgogne et plusieurs propriétés de Montigny et aux Arsures. Elles entretenaient chacune un religieux et plusieurs domestiques dans les bâtiments construits pour l'exploitation et ces domaines. Leurs bâtiments d'exploitation, ruinés en 1479, ne furent pas rétablis.

  • Cellier de MontBenoit.

    L'abbaye de Montbenoit possédait aussi, dès le XIIe siècle, une maison et une étendue considérable de vigne à Montigny, qui furent vendues en détail par l'Etat en 1794.

  • Petit-Rosières.

    L'abbaye de Rosière possédait au bas de Montigny un domaine considérable, surtout en vignes. Il y avait au centre un bâtiment, une chapelle et de vastes caves. Un ou plusieurs religieux et des valets faisaient valoir cette propriété. En 1205, Marguerite, comtesse de Bourgogne, confirma à cette abbaye les dons faits pour fondation d'un anniversaire par Gauthier, chapelain, des vignes de Pousset, de la Côte, d'un cans, d'un muids de vin et de 40 sols d'argent. En 1223, Richard de Byrça à toutes les querelles qu'il faisait aux religieux pour certains biens situés à Montigny et au Tilleret. En 1230, Jean et Pierre d'Ecleux leur donnèrent la vigne qu'ils avaient près de leur clos. En 1235, Rodolphe et Hugues de Gilley leur abandonnèrent les dîmes qu'ils percevaient dans la paroise. Le 6 février 1415, le duc Jean-sans-Peur, étant à Poligny, leur permit de couper, dans sa forêt de Mouchard, tout le bois nécessaire pour le chauffage de leurs fermiers de Montigny et pour réparer leurs bâtiments et faire des tonneaux et des échalas. Ce domaine a été vendu nationalement en 1791 à plusieurs particuliers.


  • Cellier de la Loye.

    Par un acte sans date, mais antérieur à 1148, Rainaud III, comte de Bourgogne, acquiesçant aux prières de Guy de Reims, donna à Dieu, à saint Bénigne et aux moines de la Neuve-Loye, un terrain situé entre deux chemins près de Montigny, et destiné à une plantation de vigne. Cette donation eut lieu devant l'église saint Just, à Arbois, en présence de l'abbé Guy, d'Humbert d'Arlay, d'Odilon de Montbozon, de Savaric de saint Germain et de Richard, prévôt d'Arbois. Lorsque la vigne fut plantée, les religieux de la Loye firent construire un bâtiment et une cave qui furent détruits lors des guerres de Louis XI et ne furent pas rétablis.

On remarquera que la plupart des monastères avaient, dans des pays vignobles les plus renommés, des clos cultivés avec soin dont ils s'honnoraient d'offrir des excellents produits aux visiteurs étrangers et aux personnages de distinction de la province.

 

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