Historique > Les châteaux

Les Châteaux du village de Montigny-les-Arsures

Il existe en fait deux château à Montigny :

A ces deux châteaux, Montigny compte aussi de nombreuses maisons "Bourgeoises" :

Château de Chavannes

La famille Boutechoux, originaire de Gray, formait à la fin du XVe siècle trois branches principales, dont la seule qui subsiste se fixa à Salins vers 1525, dans la personne de Jean Boutechoux, secrétaire de Charles Ier, roi d'Espagne. Ce gentilhomme épousa à Salins, en 1526, Claudine, fille de noble Hugues de Vers et de Marguerite de Nozeroy, et devint par ce mariage possesseur d'un domaine féodal à Montigny. Louis, son fils, écuyer, après avoir résidé longtemps à Bruxelles, revint dans le comté et fut nommé contrôleur de la grande saunerie de Salins. Il épousa, en 1558, Claudine, fille de noble Henri Colin, premier conseiller et vice-président du parlement de Dole. Louis II de Boutechoux, écuyer, né en 1563, servit pendant sept ans le duc de Savoie, en qualité de cornette de cavalerie, dans la compagnie du baron de Watteville. Ayant passé dans les Pays-Bas, il fut capitaine de cavalerie. Il entra en 1605 comme gentilhomme dans la maison de Philippe-Guillaume de Nassau, prince d'Orange, et mourut à Besançon le 10 février 1630, après avoir institué François Boutechoux, son neveu, pour héritier. François Boutechoux, écuyer, seigneur de Chavannes, né en 1601, s'allia le 9 septembre 1630, avec Marguerite Merceret de Vers, et en eut, entre autres enfants, Jérôme Boutechoux, écuyer, qui épousa en 1660, Jeanne, fille de noble Georges La Pie, de Salins, seigneur de Gramans. Charles-Guérard Boutechoux, écuyer, son fils, seigneur de Chavannes et Villette, né en 1682, s'allia en 1712 à Magdeleine de Montrichard, qui le rendit père de Guillaume-Eléonore Boutechoux, prieure de Lantenans et chanoine de l'église métropolitaine de Besançon, et de Jérôme-François-Eléonore Boutechoux.

En 1856, M. Frédéric-Guillaume-François, comte de Boutechoux de Chavanes, lieutenant-colonel de cavalerie en retraite, petit-fils et petit-neveu des précédents, possède et habite le domaine de ses ancêtres à Montigny.

Actuellement rénové, le château appartient à la famille Boutechoux de Chavanes, présente dès 1525 à Montigny. Les Boutechoux ont été seigneurs de Montigny, soit concurrement avec les de Crécy, soit seuls de 1777 à 1810.

Desription du château :

Le château est dans le quartier saint-Laurent. Il se compose de plusieurs corps de bâtiments, d'une tourelle élégante, d'un beau parc. La chapelle de Saint-Laurent qui fut bénite de nouveau en 1700, fesait partie du château. L'entrée du château s'orne d'une très belle grille en fer forgé, les fenêtres mariées de grilles en encorbellement rappellent le temps où la Franche-Comté était espagnole.

   

Château de Montigny

Guy Arménier, après avoir occupé des fonctions importantes auprès des chancelleries d'Etienne, comte de Montbéliard, puis au bailliage d'Aval, reçoit en fief des ducs de Bourgogne un territoire sur lequel il érigea un manoir au début du XVe siècle. Second président du parlement de Paris, il introduira en Franche-Comté des éléments d'architecture militaires étrangers à la région. Les hostilités de la fin du XVe siècle laissèrent dans le château de profonds délabrements, notamment au niveau de la courtine sud, où le pont-levis était établi. Louis de Vauchey, puis Maximilien, son fils, tous deux baillis d'Aval, restaurèrent le château qui passa ensuite entre les mains de la famille Lallemand dont l'un des membres, Jean, fut conseiller de Charles Quint. Par mariage, le château passa en dot en 1641 à Claude-Emmanuel de Crécy, seigneur de Chaumergy, qui devait y opérer de grandes transformations. Le 27 octobre 1770, ViCtoire-Aimée de Mornay et Ferdinand-Denis de Crécy, son fils, capitaine de cavalerie au régiment Royal de Normandie, vendirent le château et les droits seigneuriaux qui lui étaient attachés, ainsi que leur part de la seigneurie de Montigny pour la somme de 90.000 livres à Jérome Eléonore comte de Boutechoux, seigneur de Chavannes et Villette, qui en fut le dernier seigneur. Il mourut en 1811 ayant laissé le château à son fils Guillaume-Margueritte, dont les prodigalités en avaient rendu nécessaire la vente, en 1810, au général et baron Lepin, gouverneur de Dantzig. C'est 1916 que Mme Lepin légua le château à son petit-neveu, le comte de Sainte-Marie. Depuis lors, il est en possession de la famille de Sainte-Marie.

Desription du château :

Guy Arménier n'édifia pas un véritable château féodal avec donjon, mais une maison forte comprenant quatre tours isolées avec pont levis, et le 16 novembre 1409, il intervenait antre lui et des maçons un marché pour la construction de fossés destinés à conduire de l'eau. Ces fossés devaient avoir huit pieds de haut et quatre pieds de large. Le prix du marché était de 400 francs or, 10 quintaux de froment et 4 muids de vin ainsi que de diverses autres fournitures.
Le château fut modifié par les de Crécy et par le général Lepin qui fit combler les douves, à l'exception d'un bassin justifiant la présence du pont levis. (Ce pont levis a lui aussi été supprimé par la suite et a été remplacé par un pont de pierre donnant accès à la cour intérieure du château). Il est difficile de dire qui des de Crecy ou des Lepin a effectué tel ou tel aménagement. Par exemple, la liaison des quatre tours entre elles, car on ne possède archives ou documents relatif à ce sujet. Cependant, il est à noter que le château de Montigny aurait abrité Henri IV durant le siège d'Arbois en août 1595, dans sa tour sud-est (une lettre d'Henri IV traitant du siège d'Arbois est daté du camps de Montigny, où les troupes du roi se cantonnaient en face du château).
Malgré de nombreuses dégradations et pilliages qui ont eu lieu au cours des siècles : le dernier datant de l'occupation allemande de 1940 (le château abritait alors la Komendatur) certaines parties architecturales du château sont remarquables. On note : la charpente en chêne de la toiture, couverte de "loses" (pierres volcaniques), côté sud, la chapelle du château ainsi que de magnifiques caves.


Maison de Mannery

La famille de Nozeroy possédant une chevance à Montigny. Alexandre de Nozeroy, écuyer, trésorier de la maison de Chalon au commercement du XVe siècle, eut un fils du nom de Louis qui habitait ce fief de Chevance de Nozeroy en 1584. Louis laissa deux filles, Marguerite, marié à Louis Girardot, et une autre à Simon de Vernier, écuyer. Louis Girardot eut pour fils Jean Girardot, seigneur de Beauchemin, vice-président au parlement de Dole, intendant des armées de la province de 1636 à 1642, auteur de l'histoire de dix ans de Franche-Comté et de plusieurs autres ouvrages. Ce seigneur habitait très souvent à Montigny. Il y était lorsque le maréchal de Conflans lui envoya un messager pour l'inviter à l'accompagner dans ses expéditions. Ce domaine fut acquis par M. Perrey, de Salins, qui le constitua en dot à sa fille, épouse de M. de Mannery, major au service de France. Mlle de Mannery le donna au général Bachelu, son neveu, dont M. Christian Bachelu hérita. En 1856, il appartenu à M. Paul Besuchet, ancien ingénieur des construction maritimes. Puis, ce fut la famille Dole qui racheta cette demeure. Actuellement c'est toujours cette famille qui en est propriétaire.

Desription du château :

La maison qui en dépend est flanquée de deux tours. Les murs du bâtiment ont une épaisseur extraordinaire. On croit que c'est dans cette maison que logea le maréchal de Biron, tandis qu'Henri IV occupait le château de Montigny.

Champagne

Henri Colin, originaire de Pontarlier, premier conseiller et vice-président au parlement de Dole, s'établit à Salins par le mariage qu'il y contracta, avant l'an 1544, avec Nicole de Vers, et y attira ses autres frères. Pierre-Prosper Colin, écuyer, seigneur de Champagne, l'un des descendants de Nicolas Colin, frère d'Henri, épousa à Montigny, en 1697, Claude-Françoise, fille de Gérard de Crécy, seigneur du château de ce lieu, et prit la qualité de seigneur de Montigny, quoiqu'il n'y eût qu'un fief sans justice. Philippe-Emmanuel, son fils, se qualifiait de Montigny-Colin. La Maison de ce fief, flanquée d"une tourelle, sert aujourd'hui de presbytère.

 

Bancenel

La famille Bancenel possédait deux chevance à Montigny. M. Pierre-Joseph de Bancenel ayant émigré, ses biens furent vendus nationnalement. L'une des maisons, flanquée de tours, était proche du château de M. Boutechoux ; l'autre, proche de la maison de M. Besuchet, fut apportée en dot par Mlle Gilliard, de Salins, à M. Bourqueney, frère du président de la cour d'appel de Besançon et parent de M. de Bourqueney, ambassadeur de France à Vienne.

 

Vauxelle

Vauxelle, avait un fief de mairie qui fut possédé par une famille noble établie à Arbois et connue sous le nom de ce village. Ce fief passa à la famille de Chavirey. Jean de Chavirey, IIème du nom, était seigneur de Vauxelle et d'Ivory sur la fin du XVe siècle. Le château et le domaine appartenu aussi à M. Laurençot d'Arbois, par une alliance.

Aricia - Le spécialiste internet du Jura

site créé avec Agestis , système de gestion de contenu