A+ A-

La lettre d'info

La Commune

Communautés de communes

Histoire

Historique du village de Montigny-les-Arsures

La commune de Montigny compte beaucoup de vieilles bâtisses dont une église du XIIème siècle, des Abbayes, des châteaux ainsi que des maisons bourgeoises. Toutes ces monuments sont les témoins de l'histoire de Montigny ainsi que des familles que ce village a accueilli comme la famille Arménier, Lallemand, Lepin, de Sainte-Marie ...


Histoire

Le mot "Histoire" peut paraître un peu prétentieux s'appliquant à un modeste village tel que Montigny, qui n'a jamais été le théatre d'aucun fait historique et dont le propre est plutôt, dans le passé comme dans le présent, de couler des jours heureux et "sans histoire".

Montigny a du à la fertilité de son sol, apte à presque toutes les cultures et surtout à la réputation de son vin, de voir son territoire convoité par de nombreuses personnes de qualité : monastères, communautés religieuses, nobles et riches bourgeois. D'autre part, au point de vue stratégique et militaire, Montigny devait jouer un certain rôle, puisqu'un château fort ou maison forte aurait existé avant l'année 1400. Ce château de Gimont, dont il ne reste plus de trace aujourd'hui, aurait été élevé sur les colines du même nom (Gimont-le-château) à quelques centaines de mètres de l'actuel château de Sainte-Marie.

Jusqu'en 1375, les droits seigneuriaux et les droits de justices, sur les territoires de Montigny, Vauxelles, La grange des Arsures, restèrent immuablement attachés au domaine particulier des comtes de Bourgogne. Cependant, le 3 novembre 1375, Marguerite de France, comtesse de Bourgogne, voulut reconnaître les services de Humbert de la Platière d'Arbois, son maître d'hôtel. Elle lui fit d'abord à titre viager, puis à titre perpétuel, don de la seigneurerie de Montigny, sauf sur le droit de la haute justice qu'elle se réservait. Humbert de la Platière ne jouit de la seigneurerie de Montigny que pendant 13 ans. IL en fit don au châpitre des Chamoines de l'église Notre Dame d'Arbois. Puis la seigneurerie de Montigny passa au duc Philippe de Bourgogne moyennant le versement d'une rente annuelle de 90 livres assignées sur les salines de Salins. Enfin, le 18 août 1408, Guy Arménier, d'abord conseiller, puis président du parlement de Bourgogne, obtenaitdes lettres patentes de Jean sans Peur, par lesquelles ce prince l'autorisait à prendre, sur le territoire de Montigny, les terres nécessaires à la construction d'un château tout en lui attribuant certains droits féodaux sur Montigny. Ensuite, plusieurs grandes familles se sont installées à Montigny tel que Lallemand, de Rosières, de Crécy, de Boutchoux, de Chavannes, Lepin et de Sainte-Marie.

Les Châteaux du village de Montigny-les-Arsures

Il existe en fait deux château à Montigny :

A ces deux châteaux, Montigny compte aussi de nombreuses maisons "Bourgeoises" :

Château de Chavannes

La famille Boutechoux, originaire de Gray, formait à la fin du XVe siècle trois branches principales, dont la seule qui subsiste se fixa à Salins vers 1525, dans la personne de Jean Boutechoux, secrétaire de Charles Ier, roi d'Espagne. Ce gentilhomme épousa à Salins, en 1526, Claudine, fille de noble Hugues de Vers et de Marguerite de Nozeroy, et devint par ce mariage possesseur d'un domaine féodal à Montigny. Louis, son fils, écuyer, après avoir résidé longtemps à Bruxelles, revint dans le comté et fut nommé contrôleur de la grande saunerie de Salins. Il épousa, en 1558, Claudine, fille de noble Henri Colin, premier conseiller et vice-président du parlement de Dole. Louis II de Boutechoux, écuyer, né en 1563, servit pendant sept ans le duc de Savoie, en qualité de cornette de cavalerie, dans la compagnie du baron de Watteville. Ayant passé dans les Pays-Bas, il fut capitaine de cavalerie. Il entra en 1605 comme gentilhomme dans la maison de Philippe-Guillaume de Nassau, prince d'Orange, et mourut à Besançon le 10 février 1630, après avoir institué François Boutechoux, son neveu, pour héritier. François Boutechoux, écuyer, seigneur de Chavannes, né en 1601, s'allia le 9 septembre 1630, avec Marguerite Merceret de Vers, et en eut, entre autres enfants, Jérôme Boutechoux, écuyer, qui épousa en 1660, Jeanne, fille de noble Georges La Pie, de Salins, seigneur de Gramans. Charles-Guérard Boutechoux, écuyer, son fils, seigneur de Chavannes et Villette, né en 1682, s'allia en 1712 à Magdeleine de Montrichard, qui le rendit père de Guillaume-Eléonore Boutechoux, prieure de Lantenans et chanoine de l'église métropolitaine de Besançon, et de Jérôme-François-Eléonore Boutechoux.

En 1856, M. Frédéric-Guillaume-François, comte de Boutechoux de Chavanes, lieutenant-colonel de cavalerie en retraite, petit-fils et petit-neveu des précédents, possède et habite le domaine de ses ancêtres à Montigny.

Actuellement rénové, le château appartient à la famille Boutechoux de Chavanes, présente dès 1525 à Montigny. Les Boutechoux ont été seigneurs de Montigny, soit concurrement avec les de Crécy, soit seuls de 1777 à 1810.

Desription du château :

Le château est dans le quartier saint-Laurent. Il se compose de plusieurs corps de bâtiments, d'une tourelle élégante, d'un beau parc. La chapelle de Saint-Laurent qui fut bénite de nouveau en 1700, fesait partie du château. L'entrée du château s'orne d'une très belle grille en fer forgé, les fenêtres mariées de grilles en encorbellement rappellent le temps où la Franche-Comté était espagnole.

Château de Montigny

Guy Arménier, après avoir occupé des fonctions importantes auprès des chancelleries d'Etienne, comte de Montbéliard, puis au bailliage d'Aval, reçoit en fief des ducs de Bourgogne un territoire sur lequel il érigea un manoir au début du XVe siècle. Second président du parlement de Paris, il introduira en Franche-Comté des éléments d'architecture militaires étrangers à la région. Les hostilités de la fin du XVe siècle laissèrent dans le château de profonds délabrements, notamment au niveau de la courtine sud, où le pont-levis était établi. Louis de Vauchey, puis Maximilien, son fils, tous deux baillis d'Aval, restaurèrent le château qui passa ensuite entre les mains de la famille Lallemand dont l'un des membres, Jean, fut conseiller de Charles Quint. Par mariage, le château passa en dot en 1641 à Claude-Emmanuel de Crécy, seigneur de Chaumergy, qui devait y opérer de grandes transformations. Le 27 octobre 1770, ViCtoire-Aimée de Mornay et Ferdinand-Denis de Crécy, son fils, capitaine de cavalerie au régiment Royal de Normandie, vendirent le château et les droits seigneuriaux qui lui étaient attachés, ainsi que leur part de la seigneurie de Montigny pour la somme de 90.000 livres à Jérome Eléonore comte de Boutechoux, seigneur de Chavannes et Villette, qui en fut le dernier seigneur. Il mourut en 1811 ayant laissé le château à son fils Guillaume-Margueritte, dont les prodigalités en avaient rendu nécessaire la vente, en 1810, au général et baron Lepin, gouverneur de Dantzig. C'est 1916 que Mme Lepin légua le château à son petit-neveu, le comte de Sainte-Marie. Depuis lors, il est en possession de la famille de Sainte-Marie.

Desription du château :

Guy Arménier n'édifia pas un véritable château féodal avec donjon, mais une maison forte comprenant quatre tours isolées avec pont levis, et le 16 novembre 1409, il intervenait antre lui et des maçons un marché pour la construction de fossés destinés à conduire de l'eau. Ces fossés devaient avoir huit pieds de haut et quatre pieds de large. Le prix du marché était de 400 francs or, 10 quintaux de froment et 4 muids de vin ainsi que de diverses autres fournitures.
Le château fut modifié par les de Crécy et par le général Lepin qui fit combler les douves, à l'exception d'un bassin justifiant la présence du pont levis. (Ce pont levis a lui aussi été supprimé par la suite et a été remplacé par un pont de pierre donnant accès à la cour intérieure du château). Il est difficile de dire qui des de Crecy ou des Lepin a effectué tel ou tel aménagement. Par exemple, la liaison des quatre tours entre elles, car on ne possède archives ou documents relatif à ce sujet. Cependant, il est à noter que le château de Montigny aurait abrité Henri IV durant le siège d'Arbois en août 1595, dans sa tour sud-est (une lettre d'Henri IV traitant du siège d'Arbois est daté du camps de Montigny, où les troupes du roi se cantonnaient en face du château).
Malgré de nombreuses dégradations et pilliages qui ont eu lieu au cours des siècles : le dernier datant de l'occupation allemande de 1940 (le château abritait alors la Komendatur) certaines parties architecturales du château sont remarquables. On note : la charpente en chêne de la toiture, couverte de "loses" (pierres volcaniques), côté sud, la chapelle du château ainsi que de magnifiques caves.

Maison de Mannery

La famille de Nozeroy possédant une chevance à Montigny. Alexandre de Nozeroy, écuyer, trésorier de la maison de Chalon au commercement du XVe siècle, eut un fils du nom de Louis qui habitait ce fief de Chevance de Nozeroy en 1584. Louis laissa deux filles, Marguerite, marié à Louis Girardot, et une autre à Simon de Vernier, écuyer. Louis Girardot eut pour fils Jean Girardot, seigneur de Beauchemin, vice-président au parlement de Dole, intendant des armées de la province de 1636 à 1642, auteur de l'histoire de dix ans de Franche-Comté et de plusieurs autres ouvrages. Ce seigneur habitait très souvent à Montigny. Il y était lorsque le maréchal de Conflans lui envoya un messager pour l'inviter à l'accompagner dans ses expéditions. Ce domaine fut acquis par M. Perrey, de Salins, qui le constitua en dot à sa fille, épouse de M. de Mannery, major au service de France. Mlle de Mannery le donna au général Bachelu, son neveu, dont M. Christian Bachelu hérita. En 1856, il appartenu à M. Paul Besuchet, ancien ingénieur des construction maritimes. Puis, ce fut la famille Dole qui racheta cette demeure. Actuellement c'est toujours cette famille qui en est propriétaire.

Desription du château :

La maison qui en dépend est flanquée de deux tours. Les murs du bâtiment ont une épaisseur extraordinaire. On croit que c'est dans cette maison que logea le maréchal de Biron, tandis qu'Henri IV occupait le château de Montigny.

Champagne

Henri Colin, originaire de Pontarlier, premier conseiller et vice-président au parlement de Dole, s'établit à Salins par le mariage qu'il y contracta, avant l'an 1544, avec Nicole de Vers, et y attira ses autres frères. Pierre-Prosper Colin, écuyer, seigneur de Champagne, l'un des descendants de Nicolas Colin, frère d'Henri, épousa à Montigny, en 1697, Claude-Françoise, fille de Gérard de Crécy, seigneur du château de ce lieu, et prit la qualité de seigneur de Montigny, quoiqu'il n'y eût qu'un fief sans justice. Philippe-Emmanuel, son fils, se qualifiait de Montigny-Colin. La Maison de ce fief, flanquée d"une tourelle, sert aujourd'hui de presbytère.

 

Bancenel

La famille Bancenel possédait deux chevance à Montigny. M. Pierre-Joseph de Bancenel ayant émigré, ses biens furent vendus nationnalement. L'une des maisons, flanquée de tours, était proche du château de M. Boutechoux ; l'autre, proche de la maison de M. Besuchet, fut apportée en dot par Mlle Gilliard, de Salins, à M. Bourqueney, frère du président de la cour d'appel de Besançon et parent de M. de Bourqueney, ambassadeur de France à Vienne.

 

Vauxelle

Vauxelle, avait un fief de mairie qui fut possédé par une famille noble établie à Arbois et connue sous le nom de ce village. Ce fief passa à la famille de Chavirey. Jean de Chavirey, IIème du nom, était seigneur de Vauxelle et d'Ivory sur la fin du XVe siècle. Le château et le domaine appartenu aussi à M. Laurençot d'Arbois, par une alliance.

Les monuments religieux de Montigny-les-Arsures

L'Eglise

Elle existait déjà au XIIème siècle. L'édifice actuel, appartenant à plusieurs styles, occupe une éminence à l'entrée du village et se compose d'un porche, d'un clocher, d'une tribune, d'une nef, de trois chapelles et d'un choeur se terminant en hémicycle. On y remarque trois bénitiers ornés de têtes humaines en relief, une croix processionnelle en argent sur armature de bois datant du XVIème siècle (classé le 23/10/1962), une statue de bois de Saint-Grégoire Pape (le patron de l'église de Montigny) datant du XVème siècle (classé le 20/12/1901) fait apparaître le nom du fondateur du chateau au moyen d'un acrostiche : G UI DO AR ME R IUS, Guy Arménier.
Il faut encore signaler que l'église est bâtie de pierres volcaniques rouges, comme l'église d'Arbois.


Description :

L'église laisse d'abord apparaître sa complexité (dans le plan, les matériaux, la structure) résultant d'une histoire mouvementée, dont certains jalons nous échappent. La nef comprend deux travées, aux pierres variées dans leurs teintes ocres ; la belle porte occidentale, du XVIe siècle gothique, et la fenêtre qui la surmonte, sont déjà déclées entre elles et par rapport à la nef, qui l'est encore au regard du choeur. La voûte d'ogives, au profil simple (angles chanfreinés) mais avec formerets, repose sur des culots décorés sommairement ; il en va de même à la première chapelle sud, remaniée et dont la colonne relève du gothique tardif. A la voûte de la seconde travée, les deux clés en sautoir évoquent le saint patron, le Pape Grégoire le Grand.
Les deux chapelles ouvertes sur cette travée révèlent des points communs, et des différences : celle du nord garde plus authentiquement son ensemble du XVe siècle. Les moulures et l'accolade des lavabos, dans chacune d'elles, ressortissent à cette époque ; au nord, un culot montre encore les deux clés pontificales, la clé de voûte présente deux anges portant un écusson, et les nervures sont adoucies par un cavet puis un tore. Leur profil a inspiré, en 1708, les ogives de la chapelle sud. Ici, une inscription latine chante l'éloge du fondateur ; elle s'achève en avertissant que le début de chaque ligne compose son nom :

G Ui Do Ar Me NeR Ius, Guy Arménier.

Le choeur en pierre grise, désaxé vers le sud, demeure roman par sa voûte en berceau brisé soutenus par un doubleau ; mais sa corniche concorde avec la date de 1707 inscrite sur le linteau, et son abside a pu être affadie par la reconstruction de 1888. Ce choeur est la seule partie qui conserve sa couverture de laves; il est flanqué au sud par un agréable clocher, couronné par un dôme aplati. Sa chaude pierre ocre l'apparente avec nombre de maisons du village, dans cet agréable site de coteaux vignobles entre plateau et plaine.

 

La Cure

L'ancienne cure était située entre le cimentière et le clos de M. de Crécy. Le 16 avril 1730, a été signé le contrat d'échange de l'ancienne cure contre la cure actuelle.

Les Chapelles

  • Chapelle Saint-Laurent.

    Elle était située dans le quartier saint Laurent, à côté du château de M. de Boutechoux, et fut unie en 1689, à la mense capitulaire de saint Anatoile, de Boutechoux et de Crecy, et probablement à Jean Girardot, seigneur de Beauchemin.

  • Cellier de Buillon et de Mont-Sainte-Marie.

    Les abbayes de buillon et de Mont-Sainte-Marie avaient été dotées par les souverains de Bourgogne et plusieurs propriétés de Montigny et aux Arsures. Elles entretenaient chacune un religieux et plusieurs domestiques dans les bâtiments construits pour l'exploitation et ces domaines. Leurs bâtiments d'exploitation, ruinés en 1479, ne furent pas rétablis.

  • Cellier de MontBenoit.

    L'abbaye de Montbenoit possédait aussi, dès le XIIe siècle, une maison et une étendue considérable de vigne à Montigny, qui furent vendues en détail par l'Etat en 1794.

  • Petit-Rosières.

    L'abbaye de Rosière possédait au bas de Montigny un domaine considérable, surtout en vignes. Il y avait au centre un bâtiment, une chapelle et de vastes caves. Un ou plusieurs religieux et des valets faisaient valoir cette propriété. En 1205, Marguerite, comtesse de Bourgogne, confirma à cette abbaye les dons faits pour fondation d'un anniversaire par Gauthier, chapelain, des vignes de Pousset, de la Côte, d'un cans, d'un muids de vin et de 40 sols d'argent. En 1223, Richard de Byrça à toutes les querelles qu'il faisait aux religieux pour certains biens situés à Montigny et au Tilleret. En 1230, Jean et Pierre d'Ecleux leur donnèrent la vigne qu'ils avaient près de leur clos. En 1235, Rodolphe et Hugues de Gilley leur abandonnèrent les dîmes qu'ils percevaient dans la paroise. Le 6 février 1415, le duc Jean-sans-Peur, étant à Poligny, leur permit de couper, dans sa forêt de Mouchard, tout le bois nécessaire pour le chauffage de leurs fermiers de Montigny et pour réparer leurs bâtiments et faire des tonneaux et des échalas. Ce domaine a été vendu nationalement en 1791 à plusieurs particuliers.

  • Cellier de la Loye.

    Par un acte sans date, mais antérieur à 1148, Rainaud III, comte de Bourgogne, acquiesçant aux prières de Guy de Reims, donna à Dieu, à saint Bénigne et aux moines de la Neuve-Loye, un terrain situé entre deux chemins près de Montigny, et destiné à une plantation de vigne. Cette donation eut lieu devant l'église saint Just, à Arbois, en présence de l'abbé Guy, d'Humbert d'Arlay, d'Odilon de Montbozon, de Savaric de saint Germain et de Richard, prévôt d'Arbois. Lorsque la vigne fut plantée, les religieux de la Loye firent construire un bâtiment et une cave qui furent détruits lors des guerres de Louis XI et ne furent pas rétablis.

On remarquera que la plupart des monastères avaient, dans des pays vignobles les plus renommés, des clos cultivés avec soin dont ils s'honnoraient d'offrir des excellents produits aux visiteurs étrangers et aux personnages de distinction de la province.

La tour du Zouave Coco.

En 1870, après la défaite d'Héricourt, l'armée de l'Est se repliait en Suisse, ne livrant plus que des combats d'arrière-garde.

Le 25 janvier 1871, à deux kilomètres d'Arbois, un petit groupe de francs-tireurs se heurta à un peleton de reconnaissance Prussienne, formé d'un demi bataillon. Par un tir de harcelement, les français, tout en se repliant sur Montigny, retardèrent l'ennemi en l'obligeant à se déployer. Au bruit de l'engagement, le zouave Coco, isolé depuis la veille dans le village, se posta alors sur le "tertre circulaire haut de trois à quatre mètres, vêtu de murs de pierres sèches et couronnés d'une étroite terrasse qui domine le vallon d'Arbois et le couloir des Arsures. On y accédait par une rampe extérieure en spirale. De là, il vit arriver le détachement ennemi qu'il réussit à tenir en respect jusqu'à l'épuisement de ses munitions. Ce fut alors l'assaut contre lequel le zouave se défendit encore à coups de crosse. Submergé par les prussiens exaspérés, déchiqueté par les sabres, il fut achevé d'une balle. (Les mains qu'il tendait pour se protéger étaient lacérées fendues jusqu'aux poignets).

Dans le cimetière de Montigny, on enterra le zouave Coco. Sur sa tombe, une épitaphe dont la fin est effacée : "Ici repose, auprès d'un frère d'arme inconnu, Léopold Coco Tonnel (pour tonnelier), zouave né au Chesne (Ardennes). Mort héroïquement le 25 janvier 1871 pendant ...".

D'après les prussiens à Arbois en 1871 du commandant Grand.


La tour a été entièrement restaurée par les scouts de France de Haillerourt Nancy en 1988.

Le zouave Coco était issu d'une vieille famille du bourg dont on trouve la trace dans la bourgeoisie au XVIIIème siècle. Léopold Coco, s'était installé à Luneville comme tonnelier. La guerre l'y trouve et l'affecta au Ier régiment de zouaves de l'armée de Bourbaki. La commune du Chesne lui a élevé un monument : "au zouave Coco".

Viaduc

Le viaducde Montigny, est un des monuments symbolique du village.

Notre viaduc a été construit grâce à l'intervention de plusieurs personnages qui ont compté dans l'histoire régionale du 19ème siècle. Monsieur de Grim aldi, directeur des Salines de l'Est est à l'origine de la ligne Dole - Salins ouverte dès 1857. Cet embranchement est destiné à desservir les établissements d'Arc et Senans et de Salins. Il doit également constituer la première partie d'une liaison avec Pontarlier et la Suisse.

Sortir de la cuvette de Salins se révèle impossible. L'ingénieur des Ponts et Chaussées Parandier, propriétaire du château des Tourillons, est chargé d'établir le tracé permettant d'accéder au premier plateau jurassien. Il convainc les autorités à accepter un tracé passant à proximité de sa résidence de vacances et d'ouvrir la petite gare de Mesnay-Arbois. Depuis Mouchard, pour y parvenir, il faut passer sur les hauteurs de Montigny et franchir un vallon assez profond.

Les arpenteurs achèvent leurs relevés en 1858 mais les travaux traînent en longueur. Ils reprennent en novembre 1860. Lors de la construction du viaduc, des chars tirés par des bœufs montent les pierres de taille jusqu'au chantier. De fausses données géologiques entraînent la faillite de l'entreprise chargée des travaux car le sol ferme est recouvert par une couche d'alluvions plus épaisse que prévu nécessitant des forages très coûteux, sans apport de crédits supplémentaires.



L'ouvrage entièrement en courbe de 480 m de rayon a une longueur de 230 m et une hauteur de 28 m. Il comporte 11 arches de 15 m d'ouverture et permet le passage d'une double voie. La ligne Mouchard - Pontarlier, alors à voie unique, est inaugurée le 15 novembre 1862. Elle est mise à double voie en 1900.

Cette artère franco-suisse est parcourue par de nombreux express internationaux dont le plus célèbre est le Simplon-Orient-Express surnommé " le roi des trains, le train des rois ". Très luxueux, il transports diplomates, hommes d'affaires et belles femmes mystérieuses jusqu'à Istanbul.

Remise à voie unique après de longs travaux, la ligne est électrifiée en 1958 et dotée d'un équipement qui en fait la plus moderne du monde. Depuis 1984, les grands express internationaux sont remplacés par le TGV. Le viaduc de Montigny voit circuler de nombreux prototypes et les trains de réception des machines neuves sortant des ateliers Alstom de Belfort.

Jean CUYNET

Mairie de Montigny-Les-Arsures ● Rue de l'Église ● 39600 MONTIGNY LES ARSURES ● Tél.: 03 84 66 10 66 ● montigny-les-arsures@wanadoo.fr

© 2011 -2018 Mairie Montigny-les-Arsures • Tous droits réservés • Réalisation : Jordel MédiasPlan du siteMentions légales